Le matin

 In actu

Super article dans le matin du 25 mai 2018.

Merci à Frédéric Nejad Toulami et à Laurent Crottet

Tablier en cuir avec ciseaux, brosse dans des poches avant, et barbe bien taillée, évidemment. Jean-Pierre Mur (JP) semble à l’aise à bord de son nouveau barber truck qui sillonne une partie de la Suisse romande depuis une semaine. Et des passants, hier sur les rives du lac à Colombier (NE), n’ont eu de cesse de s’arrêter, curieux et amusés, pour prendre en photo l’échoppe roulante bien visible sur le parking. «J’ai acheté ce véhicule d’occasion à Zurich: une ancienne camionnette de livraison d’une célèbre marque de chips», détaille JP.

Une fois la camionnette acquise, il a fallu la modifier entièrement et la customiser afin de la transformer en un barber truck, le premier de Suisse romande, voire de Suisse. «J’ai découvert que ce concept fonctionnait bien à New York et il existe aussi un barber shop ambulant à Paris depuis 2016», détaille JP. Il s’est alors rendu chez un spécialiste de l’aménagement intérieur de véhicules, aux Breuleux (JU), puis l’a fait décorer extérieurement de façon vintage. Pour la touche finale, il a acquis une vraie chaise de barbier.

Mais comment lui est venue l’envie de se lancer dans cette aventure, lui qui vient du marketing et de l’événementiel? «J’ai commencé à m’intéresser à cette mode des barbes il y a deux ans, et j’ai constaté qu’il n’y avait pas de véritables barbiers professionnels dans la région», se souvient ce Neuchâtelois d’adoption. Il a alors décidé d’aller se former quinze jours chez le meilleur professionnel du domaine en France: une femme!

Sur des places gratuites

«C’est un business évidemment, mais je souhaite aussi m’y éclater grâce aux échanges, assure le jeune quinqua. Ici, les mecs se confient plus facilement.» À 25 francs la coupe, pour un rendez-vous de 30 minutes, JP ne peut se permettre de payer les emplacements où il parque son shop ambulant. C’est pourquoi il privilégie les places privées qu’on lui prête gratuitement et hors des grandes villes. «J’essaie d’avoir une stratégie de localisation, explique-t-il. Je me positionne plutôt à l’entrée ou à la sortie des communes, près d’un giratoire par exemple, afin d’être visible pour les gars qui, en se rendant au boulot ou en rentrant chez eux, sont prêts à faire une halte.» JP a aussi contacté quelques festivals, et mise sur les événements autour des bikers et des tattoos. Il espère aussi que, au-delà d’une clientèle d’habitués, des boîtes privées feront appel à lui lors d’événements privés ou des communes pour des fêtes populaires. (Le Matin)

Recent Posts

Leave a Comment